164 personnes ont été tuées et des dizaines d’autres sont portées disparues au cours de deux massacres survenus en juillet et en août 2026 à Kenscoff.  Ces attaques ont été menées par des bandits armés de la coalition terroriste « Viv Ansanm », a révélé un rapport publié au cours de la troisième semaine du mois de septembre 2026 par le réseau national de la défense des droits humains.

21 personnes âgées de soixante-cinq (65) à quatre-vingt-dix (90) ans, 36 femmes et sept enfants ont été enregistrés parmi les victimes. De plus, 23 personnes ont été blessées par balles ou à l’arme blanche et 71 cas d’enlèvement ont été également signalés. Des dizaines de maisons et de véhicules ont été incendiés par les malfrats, selon le RNDDH.

Le document de 24 pages de l’organisation de défense des droits humains a rappelé que treize des otages, dont sept (7) femmes et six (6) enfants, ont été libérées, dans l’après-midi du vendredi 28 août 2026, avec le soutien du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) en collaboration avec des responsables communautaires.

Le RNDDH dit regretter que toutes les mesures de sécurité n’aient pas été mises en place pour prévenir l’assaut armé qui a eu lieu dans la nuit du 23 au 24 août 2026, malgré des maintes appels au renforcement des capacités opérationnelles des unités spécialisées de la PNH déployées dans la région, auprès du haut commandement de l’institution policière.

En plus, le responsable du commissariat de police de Kenscoff avait demandé à ses supérieurs hiérarchiques d’accroître la présence de la PNH en termes de ressources humaines et matérielles afin de contrecarrer les criminels et de protéger la population civile. « Toutefois, ces requêtes sont demeurées sans réaction », a rapporté le rapport.

Selon le rapport du RNDDH, les malfrats disposent d’une forte capacité de nuisance alors que la population est livrée à elle-même, déplorant la réduction de 60% de l’effectif des policiers affectés à Kenscoff, tandis que le haut commandement de la PNH et le CSPN avaient été informés de l’imminence de l’attaque du 23 aout dernier.

L’organisme de défense des droits humains reproche l’inaction des Forces armées d’Haïti (FADH) et de la Force de répression des gangs (FRG) face à l’escalade de la violence des groupes armés, particulièrement à Kenscoff.

En ce sens, le réseau national de défense des droits humains (RNDDH) exhorte les forces de sécurité à prendre des mesures urgentes en vue d’assurer la protection de la population de Kenscoff, suite aux deux dernières attaques des bandits de la coalition de gangs « Viv ansanm ».

En guise de recommandations, le RNDDH appelle au renforcement de la sécurité à Kenscoff, exhortant les autorités à établir la lumière sur les deux massacres, à identifier les auteurs ainsi que leurs complices et à les poursuivre en justice.

Cette structure exige également une enquête autour du rapport entretenu par la mairie de Kenscoff avec les brigadiers de surveillance et leur mode opératoire ainsi qu’une meilleure répartition des ressources humaines et matérielles disponibles au niveau de la police nationale de même que l’implication des FADH dans les dispositifs de sécurité sur le territoire national.

Par ailleurs, le RNDDH recommande la prise en charge des funérailles des victimes par le gouvernement, qui doit aussi accorder une assistance financière, médicale et psychologique aux rescapés et aux proches des défunts.

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