Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a exhorté les États-Unis à suspendre l’expulsion des migrants vers Haïti. « Washington devrait « rendre des comptes » après la mort de 23 migrants en détention depuis le début de l’année aux États-Unis », a réclamé M. Türk. « Quatre individus ont perdu la vie alors qu’ils étaient sous la garde des autorités migratoires américaines depuis (juin), ce qui porte à 23 le nombre de décès en 2026 uniquement. Il faudra rendre des comptes pour ces morts », a affirmé Volker Türk, le lundi 07 septembre 2026, lors de l’ouverture d’une réunion du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève. Au début d’août, la police américaine de l’immigration (ICE) a annoncé le décès d’un citoyen salvadorien dans une prison pour migrants située au New Jersey. L’ICE est devenu l’emblème des excès de cette stratégie d’expulsions à grande échelle, perçue comme particulièrement cruelle. Le Haut-Commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme a également exprimé son inquiétude quant au risque que l’armement des agents de l’immigration avec des gants électrisants n’accroisse la violence liée à leurs interventions. D’après les informations fournies par des ONG telles qu’Human Rights Watch (HRW) et Physicians for Human Rights, environ une cinquantaine de détenus ont trouvé la mort dans les centres de rétention de l’ICE depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier 2025. Risques de persécutions Sous l’administration actuelle, le président américain a agrandi la liste des individus potentiellement susceptibles d’être expulsés, en visant particulièrement ceux qui profitaient de protections juridiques leur permettant de vivre et travailler aux États-Unis, en vertu des administrations précédentes, à cause des risques de persécutions dans leurs pays d’origine. Jusqu’à cet été, les Haïtiens bénéficiaient du statut de protection temporaire (TPS). Comme le statut a pris fin le 27 juillet dernier, il n’existe plus d’obstacle légal pour empêcher l’administration Trump de procéder à leur expulsion. Approximativement 350.000 citoyens seraient concernés. Laisser un commentaire Annuler la réponseVotre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *Commentaire * Nom * E-mail * Site web Enregistrer mon nom, mon e-mail et mon site dans le navigateur pour mon prochain commentaire. Inscrivez-vous pour recevoir notre lettre d’information ! Navigation de l’article Implication du MPCE dans les discussions sur le financement des actions climatiques en Haïti L’actualité du Lundi 07 Septembre 2026