À la tribune de l’ONU, le vendredi 25 septembre 2026, lors de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé exhorte la communauté internationale à accélérer ses efforts en vue de compléter l’effectif de la Force de répression des gangs mission. Il a également plaidé en faveur du renouvellement de la mission de la Force de répression des gangs (FRG), dont le mandat arrivera à terme le 30 septembre 2026 et qui plaidé en faveur du renouvellement de la mission de la (FRG) dont le mandat arrivera à terme le 30 septembre 2026 et fait l’objet d’intenses discussions pour son renouvellement au Conseil de sécurité de l’ONU. « Un mandat ne suffit pas. Il faut les effectifs et les équipements nécessaires. Il faut les moyens. Il faut, surtout, la détermination d’aller jusqu’au bout !», a indiqué Alix Didier Fils-Aimé devant des représentants des États membres de l’ONU. Le chef du gouvernement a également appelé à une mobilisation internationale contre le trafic illicite d’armes et de munitions qui alimente les groupes criminels en Haïti. « La crise haïtienne n’est pas insurmontable », a déclaré le locataire de la Villa d’accueil, qui se félicite de la détermination des forces nationales de sécurité à lutter pour neutraliser les groupes armés. Pour lui, il n’y a pas de doute, la mobilisation de la communauté internationale aux côtés d’Haïti pour rétablir la sécurité lui permettra d’honorer ses engagements relatifs à la tenue des prochaines compétitions électorales. Le gouvernement entend également augmenter les capacités des Forces armées d’Haïti. Plus de 1 500 nouveaux soldats ont déjà été formés, selon le chef du gouvernement, qui a annoncé la mise en place d’un programme visant à former 15 000 nouveaux militaires lors des trois prochaines années. Il a également fait état d’une augmentation du budget d’investissement des deux forces de sécurité. La réalisation des Elections Par ailleurs, le chef du gouvernement a réitéré son engagement à l’organisation des élections, permettant à la population d’exercer ses devoirs civiques afin de mettre un terme à cette longue transition. Le chef du gouvernement s’enorgueillit de la disponibilité des ressources pour financer la tenue des prochains scrutins, se félicitant des avancées réalisées dès la mise en branle de la machine électorale, particulièrement au niveau des opérations d’inscription des électeurs et des candidats potentiels, donnant l’assurance que toutes les dispositions ont été prises en vue d’assurer l’intégrité du processus. Le chef du gouvernement a également déclaré qu’il avait été procédé à des actions pour maintenir l’intégrité du processus. Il a déclaré : « La violence, les réseaux criminels, les financements illégaux et leurs partisans ne doivent avoir aucun accès aux urnes. » Le Premier ministre a également promis de garantir l’autonomie du Conseil électoral provisoire tout en lui offrant l’assistance requise pour réaliser sa tâche. Plus que le simple changement de dirigeants, Alix Didier Fils-Aimé a mis en avant le scrutin comme un élément crucial pour conclure la transition. « Ces élections ont des implications qui dépassent le cadre du gouvernement à venir. » « Elles touchent à l’avenir d’Haïti », a-t-il affirmé, s’engageant devant la communauté mondiale à « donner la voix au peuple haïtien à travers les élections ». Concernant la migration Le numéro un de la Primature s’est prononcé sur les questions liées à la migration, dénonçant la violation des droits des migrants par des pays d’accueil prétextant la protection de leurs territoires. Pour le chef du gouvernement, la protection des frontières ne saurait justifier le non-respect des droits des ressortissants étrangers dont la dignité est bafouée par les pays hôtes. « Haïti a été une terre d’accueil, de refuge et d’espérance, nous travaillons pour qu’elle le redevienne », a martelé M. Fils-Aimé, ajoutant que ce sera un pays où ses fils pourront y revenir vivre dans la dignité. Il a aussi fait état de responsabilité partagée dans la gestion des flux migratoires engendrés par les situations de crise que confrontent les migrants dans leurs pays d’origine et qui ne sont pas délibérément résolues à l’instar de la persistance de la crise sécuritaire en Haïti, déplore le chef du gouvernement. La 81ᵉ session de l’ONU a été aussi l’occasion pour Alix Didier Fils-Aimé de mettre en exergue les conséquences douloureuses de la dette de l’indépendance, soulignant que la crise actuelle est la résultante, entre autres, des siècles d’injustice perpétrée par les Occidentaux à l’encontre du pays. Il a salué la constitution de la commission mixte haïtiano-française sur la dette de l’indépendance, attendant impatiemment les résultats de ses travaux. Le chef de la Villa d’accueil a promis de travailler pour permettre au pays de briser le cycle de la violence, de la transition et de la dépendance, déclarant que la sécurité nationale dépendra alors des institutions régaliennes. Le développement d’Haïti passera, dit-il, de l’aide aux investissements, de la dépendance au partenariat et de l’urgence à la prospérité. Laisser un commentaire Annuler la réponseVotre adresse e-mail ne sera pas publiée. 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