Le Conseil de sécurité des Nations unies s’est réuni le vendredi 28 août 2026 sur la situation sécuritaire du pays suite à la récente attaque sanglante des bandits de la coalition « Viv ansanm » à Kenscoff qui s’est notamment soldée par la mort de moins de 47 personnes, de nombreux blessés.

À L’occasion, le représentant du secrétaire général de l’ONU en Haïti et chef du bureau intégré de l’ONU (BINUH), Carlos Ruiz Massieu, dans son rapport, a condamné la tuerie de Kenscoff qui témoigne de la détermination des gangs à terroriser la population.

Le diplomate a souligné que ces atrocités ont soulevé une vague d’indignation au niveau de tous les secteurs de la vie nationale appelant à des mesures concrètes en vue de rétablir la sécurité sur le territoire national.

Il exhorte la communauté internationale à accélérer le déploiement de la Force de répression des gangs (FRG) en vue de contribuer au rétablissement de la sécurité aux côtés de la Police nationale et des Forces armées d’Haïti (FADH).

Il recommande l’ouverture d’une enquête en vue d’appréhender les auteurs et les commanditaires du drame de kenscoff qui intervient à une période critique de la transition politique indiquant que sans une amélioration de la situation sécuritaire les efforts pour faire avancer le processus électoral et renforcer la gouvernance resteront vains.

Carlos Luiz Massieu a indiqué que le cercle de l’impunité doit être brisé insistant sur la nécessité de rétablir la confiance de la population dans les institutions du pays.

La dernière attaque a aussi provoqué plus de 2 600 nouveaux déplacés dans la commune de kenscoff, selon l’ONU déclarant que le pays est confronté à la pire grave crise humanitaire de son histoire.

Pour sa part, le représentant permanent de la République d’Haïti auprès des Nations Unies, Pierre Éricq Pierre, a condamné l’attaque des gangs armés à Kenscoff qui constitue une nouvelle démonstration des gangs armés à semer la terreur au sein de la population.

Il exhorte la communauté internationale à accélérer les efforts en vue de compléter les 5500 soldats de la Force de répression des gangs (FRG) qui a également besoin de moyens logistiques pour remplir sa mission.

M. Pierre a indiqué que les forces de sécurité sont en alerte maximale suite à l’agression des habitants de la commune de Kenscoff, ajoutant que les instances concernées ont été mobilisées en vue d’apporter une assistance humanitaire à la population éprouvée.

Il réclame la synergie des actions des partenaires dans le cadre de leur appui à Haïti pour rétablir la sécurité condition indispensable à l’organisation des prochaines élections.

Le diplomate en a profité pour remercier le Tchad, la Mongolie et la Côte-d’Ivoire qui ont déjà paraphé des accords en vue de rejoindre la FRG annonçant que des négociations sont en cours en ce sens avec la Jamaïque, le Bengladesh, le Sri Lanka et le Guatemala.

Pour lui, la situation haïtienne nécessite une réponse rapide, coordonnée et efficace appelant au respect et à la mise en œuvre de l’embargo décrété sur les armes et les munitions qui alimentent les gangs qui ne cessent de répandre la terreur en Haïti.

La séance a été levée après près de deux heures de discours par la diplomate Christina Markus Lassen, représentante du Danemark et actuelle présidente du Conseil de sécurité de l’ONU pour le mois d’août 2026.

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