Célébration le mardi 15 septembre 2026, le 22ᵉ anniversaire de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC). Pour marquer cette journée, l’institution a organisé une cérémonie au Karibe Convention Center, à Juvénat, Pétion-Ville, autour du thème « 22 ans d’engagement au service de l’intégrité publique : bilan, héritage et perspectives ».

La cérémonie s’est déroulée en présence notamment du premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, des membres du gouvernement, des représentants du corps diplomatique et consulaire, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants de la société civile et des cadres de l’institution.

Cette cérémonie a permis à la directrice générale de l’ULCC, Goethie Varnelle Morency, de dévoiler le nouveau programme triennal de l’institution. Le document prévoit, entre autres, le renforcement de la gouvernance interne, des compétences opérationnelles et des processus d’enquête. L’ULCC prévoit aussi de continuer ses initiatives de prévention et d’intensifier sa collaboration avec les institutions nationales et les entités internationales.

L’ULCC, établie par décret le 8 septembre 2004, a pour mission de combattre diverses formes de corruption en Haïti. Elle a souligné que cette lutte ne doit pas être le fardeau d’une seule institution. L’ULCC, en menant diverses actions au cours des derniers mois, vise également à conscientiser les citoyens et à renforcer leur engagement dans cette lutte.

Pour sa part, le Premier ministre a de nouveau souligné l’importance stratégique de l’ULCC pour renforcer l’État de droit et la confiance des citoyens. « La bataille contre la corruption ne se limite pas à être une obligation de la bonne gouvernance ; elle est également l’une des bases fondamentales du développement de la justice et de la confiance que les citoyens portent à leurs institutions. »

Le chef du Gouvernement a également souligné que la corruption porte gravement atteinte à l’intérêt national et à la souveraineté du peuple. « Chaque gourde déviée est une promesse trahie. » « Chaque acte d’impunité détériore la relation de confiance entre l’État et ses citoyens ».

Il a enfin réaffirmé la détermination du Gouvernement à accompagner l’ULCC dans l’accomplissement de sa mission, en vue de renforcer l’autorité de l’État, de garantir une meilleure gestion des ressources publiques et de construire une administration plus intègre, plus efficace et au service de la Nation.

De son côté, le ministre de l’Économie et des Finances Serge Gabriel Collin a aussi mis l’accent sur l’importance de la transparence financière dans son discours. Il a mis l’accent sur la nécessité d’un contrôle plus strict des ressources étatiques, compte tenu du fait que les finances publiques font toujours face à des restrictions importantes.

D’après lui, les efforts de revitalisation économique doivent être combinés avec la lutte contre la fraude, les pertes d’argent et les comportements qui diminuent les revenus de l’État. Il a donc manifesté le désir de son ministère de collaborer avec l’ULCC pour intensifier les dispositifs de contrôle et sauvegarder les actifs du Trésor public.

L’ULCC est administrée par un conseil d’administration comprenant trois membres, dont le ministre de l’Économie et des Finances qui en assure la présidence. Un directeur général gère les activités quotidiennes de l’ULCC. Il est assisté par un directeur des opérations et un directeur administratif et financier. L’ensemble de ces directeurs forme un conseil de direction.

Les agents de l’unité sont nommés par le directeur général selon les règlements intérieurs. Ils doivent tous prêter serment devant le doyen du tribunal de première instance. Ces agents ont un statut d’officiers de police judiciaire (OPJ). Ainsi, ils peuvent mener des enquêtes conformément aux dispositions du Code d’Instruction Criminel.

Le Conseil de direction a pour rôle de rechercher dans la législation tous les facteurs pouvant favoriser la corruption et de recommander leur élimination. Il doit aussi conseiller toute personne ou tout organisme public ou privé en matière de prévention de la corruption. Le conseil a pour devoir d’expliquer à la population les dangers de la corruption et donc pourquoi il est nécessaire de la combattre. Il délivre sur demande un label de probité aux entités administratives du secteur public qui ont respecté les principes d’intégrité et de transparence.

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