À l’issue de sa mission en Haïti, le chargé d’affaires américain Henry Wooster a organisé une rencontre avec les médias le jeudi 23 juillet 2026 pour dresser un état des lieux des avancées réalisées pendant son passage dans le pays. « Non ! » « Je ne suis pas entièrement satisfait de ma mission, car il reste encore tant à accomplir », a exprimé le diplomate. « J’observe des Haïtiens qui aspirent à mener une vie normale, qui s’efforcent chaque jour de subvenir à leurs besoins, confrontés à des situations qu’ils n’ont pas créées et qu’ils ne méritent pas », a dénoncé Henry Wooster, plaidant pour « une action concertée de la part des dirigeants politiques, des acteurs du milieu privé et de la société civile pour éradiquer la corruption, mettre un terme à l’impunité et travailler en faveur du bien commun ». L’ancien chef de mission adjoint à l’ambassade de États-Unis à Paris a fait le point également sur la crise sécuritaire, caractérisée notamment par la violence aveugle des gangs armés. D’après lui, « la sécurité représente un cadre opérationnel plus resserré qui facilite l’organisation d’élections sûres et dignes de confiance, quand la stabilité est l’aboutissement à plus long terme d’institutions légitimes, de la prospérité économique et d’une gouvernance efficiente ». Il soutient que la sécurité et la stabilité », donneront l’accès à la relance économie, la création d’emplois, la réouverture des écoles en toute sécurité et le rétablissement l’accès aux services de santé. Il incite les haïtiens, en particulier les acteurs économiques et politiques, à instaurer des conditions socioéconomiques propices à la restauration de la sécurité. Aucune force étrangère ne pourra, à elle seule, éradiquer la crise sécuritaire en Haïti, a indiqué le chargé d’affaires américain en fin de mission en Haiti. “Si le soutien international permettra à Haïti de gagner du temps et de l’espace, les solutions à long terme doivent être dirigées par les Haïtiens eux-mêmes, a encouragé Henry Wooster. En tant que communauté internationale, nous sommes fatigués, épuisés de voir bien souvent que nos efforts n’aboutissent pas à des résultats escomptés, a-t-il dit. Il est nécessaire que les forces de sécurité en Haïti rétablissent leur capacité pour protéger leur territoire et promouvoir le respect de l’État de droit, a souligné Henry Wooster. Le programme « P4000 », financé par les États-Unis, permet à la PNH de procéder au recrutement, à la formation et à l’obtention de diplômes de 4 000 nouveaux agents d’ici le début de 2027. Il a souligné que le Congrès des États-Unis a mis fin à des restrictions de longue date à notre collaboration avec les Forces armées d’Haïti (FAD’H). Le gouvernement haïtien accorde une importance capitale au renforcement des capacités militaires, et prévoit prochainement des initiatives de recrutement, de formation et de déploiement. Le trafic d’armes et de munitions Le flux d’armes et de munitions exportées illégalement dans le pays alimente en grande partie les atrocités des gangs armés. Le diplomate américain informe que des travaux sont en cours, à tous les niveaux, notamment avec les forces de sécurité américaines afin de contrer ce trafic. Mais la situation est extrêmement compliquée, notamment par rapport au volume exporté par bateaux et centenaires, qui posent de sérieux problèmes pour un contrôle de qualité. Il y a également le deuxième amendement aux États-Unis, qui autorise toutes les personnes qui ne sont pas des criminels répertoriés à acheter des armes, a rappelé Wooster. Nous faisons beaucoup d’efforts avec la PNH et les gardes côtes, et des avancées considérables ont été enregistrées dans la découverte et la confiscation des cargaisons d’armes et de munitions. En dépit de ces efforts, les contrebandiers ont réussi à contourner les dispositifs sécuritaires pour alimenter ce trafic. La stratégie n’est pas d’éliminer le trafic parce que c’est littéralement impossible. Nous travaillons d’arrache-pied pour le réduire considérablement, a rassuré Henry Wooster. Laisser un commentaire Annuler la réponseVotre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *Commentaire * Nom * E-mail * Site web Enregistrer mon nom, mon e-mail et mon site dans le navigateur pour mon prochain commentaire. Inscrivez-vous pour recevoir notre lettre d’information ! Navigation de l’article L’alliance stratégique entre Haïti et l’UNESCO se renforce dans les domaines de l’éducation, de la résilience nationale et de la préservation du patrimoine culturel 𝗩𝗮𝗹𝗱𝗶𝗺𝘆 𝗔𝗟𝗗𝗢𝗟𝗣𝗛𝗘 installé à 𝗹𝗮 𝘁ê𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗗𝗶𝗿𝗲𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗣𝗲𝗿𝗰𝗲𝗽𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗹’𝗢𝗙𝗔𝗧𝗠𝗔