La Force de répression des gangs (FRG) confirme avoir reçu, via une organisation humanitaire, des restes humains susceptibles d’être ceux des 4 soldats salvadoriens disparus, le dimanche 8 octobre dernier, à Santo à Croix-des-Bouquets.

Dans un communiqué ce dimanche 25 octobre 2026, la mission internationale a précisé qu’elle n’est pas en mesure de confirmer si ces dépouilles sont celles du contingent salvadorien, ajoutant que les copies d’une carte d’identité militaire circulant sur les réseaux sociaux sont celles d’un soldat tchadien et qu’elle a été égarée lors d’une opération de recherche de ses quatre collègues disparus, mais le concerné s’active au sein de son unité.

La FRG, qui déclare qu’elle reste ferme et déterminée, a exprimé sa gratitude aux autorités haïtiennes, aux pays contributeurs de troupes, notamment au gouvernement salvadorien, pour leur constante coopération en cette période déterminante dans le cadre de la lutte pour neutraliser les gangs et assurer l’avenir du pays, a indiqué ce communiqué en date du 25 octobre 2026.

Peu de temps après, le président salvadorien Nayib Bukele a démenti l’implication des Salvadoriens dans lesdits corps. « Ce ne sont pas nos gars. » Une organisation non gouvernementale a transféré les dépouilles humaines à l’aéroport, prétendant qu’elles étaient celles de nos quatre aérotechniciens.

Cependant, les restes correspondent à un enfant, à un homme d’une stature considérablement plus grande que celle de nos aérotechniciens et à une personne qui portait une partie d’un uniforme d’une armée qui n’est pas la nôtre. Parmi les restes, on a également trouvé des carnets d’identification et des uniformes militaires d’autres pays. »

Toutefois, les restes appartiennent à un enfant, à un homme d’une taille nettement plus importante que celle de nos techniciens en aéronautique, et à un individu portant une portion d’un uniforme militaire qui n’est pas le nôtre. On a aussi découvert parmi les restes des uniformes militaires d’autres nations et des cahiers d’identité. »

Vendredi 23 octobre dernier, quatre cent cinquante militaires salvadoriens sont déjà déployés à Port-au-Prince pour participer aux recherches des quatre Salvadoriens portés disparus et affiner les effectifs de la FRG.

 « De nombreux messages, analyses et commentaires comme celui-ci, assurant que les gangs d’Haïti ne sont pas comme ceux d’El Salvador ; qu’ils sont sanguinaires, qu’ils sont lourdement armés, que personne n’a pu les vaincre, que toutes les missions ont échoué, que nous tombons dans un piège, que nous ne savons pas à quoi nous confrontons, que ce sera notre ruine, que nous nous dirigeons vers notre Waterloo », a écrit Bukele sur son compte X. 

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