Quatre cas d’exploitation et d’atteintes sexuelles, dont trois contre des mineurs impliquant des membres du personnel kenyan de la Mission multinationale d’appui à la sécurité en Haïti, ont été recensés par les Nations unies en 2025. C’est ce qu’a indiqué le rapport du groupe d’experts de l’ONU sur Haïti, citant le Secrétaire général sur les dispositions spéciales visant à prévenir l’exploitation et les atteintes sexuelles.

Ces dossiers ont été renvoyés au commandant de la Force de répression des gangs et de la Mission multinationale d’appui à la sécurité pour enquête complémentaire et prise de mesures correctives. Le renvoi a eu lieu à la suite des enquêtes menées par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), confirmant toutes les allégations.

Selon le rapport du groupe d’experts de l’ONU sur Haïti, ces faits se sont déroulés dans la commune de Petite-Rivière-de-l’Artibonite où des troupes kenyanes avaient été déployées entre fin 2024 et avril 2026. Plusieurs membres des organisations de la société civile locale qui avaient accompagné ou apporté un soutien aux victimes ou à leurs familles ont répondu à l’enquête des groupes experts.

Ils ont confirmé les quatre cas d’exploitation et d’atteintes sexuelles rapportés par le secrétaire général des Nations unies et évoqué d’autres cas similaires qui ont été produits par les soldats de la MMAS en Haïti. Selon leurs témoignages, plusieurs transactions contre de l’argent ou de la nourriture ont été effectuées, ont souligné les experts de l’ONU qui n’ont pas fourni aucuns détails sur l’évolution des faits et sur les victimes.   

En juillet 2026, à la suite de ces allégations, le groupe d’experts a été informé par les autorités kényanes que la Mission multinationale d’appui à la sécurité avait mis en place une commission d’enquête, qui s’était rendue, en septembre et novembre 2025, à Petite-Rivière-de-l’Artibonite.

Les commissaires de la MMAS n’arrivent pas à recueillir des informations en dépit des visites effectuées dans des institutions publiques, notamment des hôpitaux et un poste de police. La commission d’enquête a conclu que ces allégations n’étaient pas fondées, a souligné le rapport du groupe d’experts de l’ONU.

Elle s’est entretenue, en janvier 2026, avec des organisations non gouvernementales et recueilli des dépositions de témoins, qu’elle a jugées insuffisamment étayées par des éléments de preuve. Toutefois, le rapport de GEONU a révélé que les autorités kényanes l’ont informé qu’une équipe d’enquête nationale officielle avait récemment été mise en place afin de remédier aux lacunes relevées par la commission d’enquête.

Les conditions de déploiement des troupes composées exclusivement d’hommes dans des zones résidentielles ordinaires, où les civils peuvent accéder facilement aux installations, ne se sont pas accompagnées des garanties pour prévenir l’exploitation et les atteintes sexuelles.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *