Le Réseau national pour la défense des droits humains fait part de ses inquiétudes concernant les dysfonctionnements majeurs du système pénal et les abus survenus à La Gonâve, mettant ainsi en péril la vie de ses habitants. Le RNDDH a signalé, dans un rapport publié le lundi 17 août 2026, qu’à partir de 2024, des cas de meurtre sommaire ont été signalés sur l’île de la Gonâve et ses alentours. L’emploi excessif de la force lors d’arrestations, certaines d’entre elles arbitraires, est également un défi auquel sont confrontées les communautés locales. Il condamne la récurrence d’incidents de violence qui surviennent lors de la surveillance ou de la prise en charge de personnes en détention au sein des postes de police de Pointe-à-Raquette et de l’Anse-à-Galets. Il critique aussi le recours à une force démesurée lors des arrestations, les cas d’exécutions sommaires, les civils impliqués dans l’arrestation des individus dont beaucoup ont subi de violentes brutalités à l’intérieur des postes de police, les laissant avec de sérieuses blessures et décédant par la suite. L’organisme de défense des droits de l’homme mentionne aussi la libération d’individus impliqués dans des actes répréhensibles telles que les agressions sexuelles sur des mineurs. Des directives judiciaires de mise en liberté des prisonniers ont été communiquées par téléphone portable depuis le Parquet près le Tribunal de première instance de Port-au-Prince aux autorités policières de l’île. Le Réseau national pour la défense des droits humains dénonce également des actes d’exécution sommaires, en citant notamment les cas d’Angelo ADONIS, de Félix JOSEPH, d’Adriano FUSE AIME ainsi que d’autres individus exécutés par la PNH, leurs familles réclamant Justice. Il est impératif que l’Inspection Générale de la PNH (IGPNH) mène une enquête rigoureuse sur les circonstances entourant ces exécutions sommaires, tout en veillant à ce que les dossiers soient remis au système judiciaire. De plus, le RNDDH critique les autorités gouvernementales pour ne pas avoir fourni aux commissariats de police et au personnel judiciaire de l’île les équipements nécessaires pour leur travail et leurs déplacements, ce qui les empêche d’assurer le service pour lequel ils ont été engagés. Effectivement, le manque de ressources dans les commissariats et tribunaux de paix de l’île est totalement inacceptable. Les multiples demandes adressées aux autorités étatiques n’ont pas donné de résultat, celles-ci ayant choisi de conserver tout le matériel pour leur propre utilisation. Selon le RNDDH, le tribunal de paix de l’Anse-à-Galets n’a actuellement que trois juges en fonction, dont deux n’ont prêté serment qu’en juin 2026, en plus d’un greffier et d’une secrétaire. De plus, le Commissariat de la municipalité est confronté à un manque de registres, de tables, de chaises, de classeurs, etc. Tout comme le Commissariat de Pointe-à-Raquette, le personnel du Commissariat de l’Anse-à-Galets a été reconsidéré et consolidé grâce aux agents de l’Unité Départementale de Maintien d’Ordre (UDMO), ces derniers, quant à eux, œuvrent par rotation. Il n’existe que trois (3) motos pour le déplacement des agents. Elles ne sont pas suffisantes pour englober la juridiction, a précisé le rapport de l’organisme de droits humains, dirigé par Pierre Espérance. Le RNDDH attire l’attention du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) et le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) sur l’impérieuse nécessité de prendre des dispositions idoines pour freiner le désordre qui sévit sur l’île de la Gonâve. En ce sens, le réseau national de défense des droits humains recommande aux autorités judiciaires et policières notamment le CSPN et le CSPJ de réclamer un rapport sur le fonctionnement de la Justice et de la Police sur l’île de la Gonâve ; Soumettre à la certification le personnel judiciaire affecté aux Tribunaux de paix de l’île et procéder au renforcement de leur staff; Fournir aux tribunaux de paix et aux commissariats tous matériels de bureau, policiers, de fonctionnement et matériels roulants, pouvant les rendre efficaces dans leurs tâches. Adopter les mesures nécessaires visant à rendre fonctionnel le Tribunal de première instance de l’île de la Gonâve, dès la reprise des travaux judiciaires, le premier lundi du mois d’octobre 2026. Laisser un commentaire Annuler la réponseVotre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *Commentaire * Nom * E-mail * Site web Enregistrer mon nom, mon e-mail et mon site dans le navigateur pour mon prochain commentaire. Inscrivez-vous pour recevoir notre lettre d’information ! Navigation de l’article Rencontre entre la ministre Sandra PAULEMON et l’ambassadeur du Brésil en Haïti, dans le but de dynamiser et renforcer la collaboration entre ces deux nations Ronald Gabriel et deux autres membres reconduits au nouveau Conseil d’Administration de la BRH